Emmanuelle de Boysson est une romancière, critique littéraire et essayiste française.
Fille de Michelle Izard et de Gilbert Monnier, soeur de la chorégraphe Mathilde Monnier, Emmanuelle de Boysson est la petite-fille de l’avocat Georges Izard de l’Académie française et de Catherine Daniélou, la petite-nièce du cardinal Jean Daniélou et de l’hindouïste Alain Daniélou, la nièce du producteur de télévision Christophe Izard.
Emmanuelle de Boysson, née Monnier, passe son enfance au Maroc, à Mohammedia, son adolescence à Mulhouse. Après une terminale et hypokhâgne à Sainte-Marie de Neuilly, collège fondé par son arrière grand-mère, Madeleine Daniélou, elle fait l’AP de Sciences Po et obtient sa licence de lettres modernes à Nanterre. Mariée à Hervé de Boysson dont elle a trois enfants (Sophie, Nicolas et Olivier), elle suit des cours de théâtre chez Véra Greg et à l’Actors studio, joue dans « Courteline en liberté » au Tintamare, dans une pièce d’Alfred Sauvy…
Tendre Maroc 2026 
« Il ne faut jamais revenir sur les lieux de son enfance, de crainte d’en brouiller le souvenir. »
Dans la maison de campagne familiale, Emma retrouve les vieux agendas de sa mère. Et le souvenir de son enfance au Maroc.
Par petites touches impressionnistes, elle fait revivre ses années à Mohammedia, l’odeur des orangers, la douceur des cornes de gazelle, les jeux avec ses frères et sœurs dans le jardin et le cri des mouettes sur le port.
Une enfance heureuse, privilégiée. Même si Emma, timide et rêveuse, ne cesse de chercher l’affection de Blanche, une mère fascinante, plus préoccupée par les défavorisés que par les siens.
Plus tard, la jeune fille, alors pensionnaire à Casablanca, se met à écrire. Dans l’espoir que la littérature, ainsi que le vent de liberté des années 1970 et l’amitié complice avec sa cousine, l’aident à s’émanciper d’un milieu où, derrière les visages souriants, le chagrin affleure.
Dans ce roman solaire, Emmanuelle de Boysson ressuscite un temps perdu où chaque instant est une aventure et s’interroge sur la force de la transmission.
Romancière et journaliste, cofondatrice du prix de la Closerie des Lilas, Emmanuelle de Boysson est l’autrice d’essais et d’une quinzaine de romans, parmi lesquels Les Grandes Bourgeoises (Lattès, 2006), Les Années Solex (Héloïse d’Ormesson, 2017) et, aux éditions Calmann-Lévy, Je ne vis que pour toi (2020) et Un coup au cœur (2024).
Un coup au coeur – 2024
Le roman sensible et intime d’une reconstruction personnelle.
« Il était 17 h 20 lorsque mon cœur s’est arrêté. Je ne me suis aperçue de rien. Ça s’est passé comme si je m’endormais. C’était doux, presque un soulagement. »
Emma est morte le 7 février 2022. Son cœur s’est arrêté de battre pendant trente minutes.
Un coup au cœur est le récit de la bataille qu’elle a dû mener pour revenir à la vie. Tenter de se souvenir des derniers instants avant l’infarctus, passer par la réanimation, puis la rééducation et, petit à petit, reprendre goût à la vie. Tenter de se remémorer, aussi, où elle est partie quand tout le monde la pensait morte.
Durant ces longs mois, Emma explore ses sensations, les images qui lui viennent ‒ certaines d’une beauté à couper le souffle, d’autres, plus inquiétantes, qui interrogent son rapport à la mort, entre attirance et répulsion – et, pour finir, son amour de la vie et des petits riens qui font notre bonheur quotidien.
Une plongée dans l’au-delà, qu’Emmanuelle de Boysson partage avec une sincérité bouleversante.
Romancière et journaliste, cofondatrice du prix de la Closerie des Lilas, Emmanuelle de Boysson est l’autrice de plusieurs essais et d’une dizaine de romans, dont Les Grandes Bourgeoises (Lattès, 2006), Les Années Solex (Éditions Héloïse d’Ormesson, 2017), Que tout soit à la joie (EHO, 2019) et June (Calmann-Lévy, 2022).
Extrait : « Je savais où j’allais : il m’a suffi d’ouvrir une porte pour entrer dans un endroit que j’avais l’impression de connaître, où je me sentais bien. Trente minutes dans l’au-delà. Si Anton n’avait pas été dans l’appartement, j’y serais toujours. S’il n’avait pas eu la présence d’esprit de me faire un massage cardiaque, j’aurais pu devenir un légume. Il m’a sauvée, repêchée in extremis, ou plutôt, ressuscitée. Un vrai miracle. »









