1643, A la mort de son père, la jeune Emilie Le Guilvinec quitte sa Bretagne natale pour devenir préceptrice dans le Marais, à Paris, chez la comtesse Arsinoé de La Tour. Sa culture, son esprit et sa fraîcheur lui ouvrent la porte des salons littéraires. Émilie rencontre les fameuses précieuses qui se piquent de lettres et d’érudition. L’ambitieuse suscite vite des jalousies. Dans les tourments du royaume déchiré par la Fronde qui traumatise Louis XIV enfant, l’attachante Bretonne se débat au cœur des jeux de pouvoir et confie à son journal ses troubles, ses rêves et ses passions.

Je remercie une nouvelle fois les Editions J’ai Lu de m’avoir permis de découvrir l’univers d’Emmanuelle de Boysson en avant première.

On y découvre une jeune fille de condition très modeste mais lettrée grâce à son père qui possède une immense bibliothèque et un gout incommensurable pour la culture.

Son décès oblige Emilie à quitter sa Bretagne natale pour rentrer au service d’une Dame de Paris. Elle va y découvrir le monde des salons où elle va pouvoir « briller » mais ce n’est pas au gout de tout le monde. Elle est jolie, intelligente mais elle risque de faire de l’ombre à toutes ces précieuses qui se targuent d’être fort érudites.

Elle va épouser un vieux comte qui, certes, va la mette à l’abri du besoin, mais ce mariage la met également à l’abri de toute émancipation. Elle se doit d’être une dame comme il faut et rester à sa place. Elle va donc pouvoir donner elle aussi salon mais elle est loin d’imaginer le revers de la médaille.

Emmanuelle de Boysson nous raconte donc une petite histoire dans la Grande Histoire. Elle place ainsi son récit au cœur de la Fronde et en pleine Régence car Louis XIV n’a pas encore l’âge de régner et les intrigues entre la Reine Anne d’Autriche et Mazarin vont bon train.

Chacun essaie de placer ses billes et de se faire bien voir de la Cour avec plus ou moins de succès.

Emilie est attachante, vive d’esprit et j’ai suivi avec beaucoup d’intérêts ses aventures palpitantes. En revanche, la multitude de personnages féminins peuplant les salons m’a quelque peu perturbée. A maintes reprises, il a fallu que je retourne en arrière pour bien lire les noms et éviter de m’emmêler les crayons.

Un premier tome réussi pour l’auteur qui donne grandement envie de se jeter sur le tome 2.