Emmanuelle de Boysson

Emmanuelle de Boysson est une romancière, critique littéraire et essayiste française.

Fille de Michelle Izard et de Gilbert Monnier, soeur de la chorégraphe Mathilde Monnier, Emmanuelle de Boysson est la petite-fille de l’avocat Georges Izard de l’Académie française et de Catherine Daniélou, la petite-nièce du cardinal Jean Daniélou et de l’hindouïste Alain Daniélou, la nièce du producteur de télévision Christophe Izard.

Emmanuelle de Boysson, née Monnier, passe son enfance au Maroc, à Mohammedia, son adolescence à Mulhouse. Après une terminale et hypokhâgne à Sainte-Marie de Neuilly, collège fondé par son arrière grand-mère, Madeleine Daniélou, elle fait l’AP de Sciences Po et obtient sa licence de lettres modernes à Nanterre. Mariée à Hervé de Boysson dont elle a trois enfants (Sophie, Nicolas et Olivier), elle suit des cours de théâtre chez Véra Greg et à l’Actors studio, joue dans « Courteline en liberté » au Tintamare, dans une pièce d’Alfred Sauvy. Parallèlement, elle est formatrice en relations humaines en free lance à Retravailler, association d’Evelyne Sullerot, auprès de demandeurs d’emploi, de cadres et à l’Aérospatiale des Mureaux. En 1995, elle adapte pour le théâtre « Le Rouge et le noir » de Stendhal. La pièce est jouée au Lucernaire, mise en scène par Virgil Tanase. Elle y interprète le rôle de madame de Rénal aux côtés de Julie Debazac.

Journaliste pigiste à l’Express, à VSD, à Femmes, à Paris Match, à Marie Claire pendant douze ans, elle est aujourd’hui chroniqueuse à  Service littéraire, à BSC news,  à Fémi9 et à VERSION FEMINA.

Les livres :

En 1995, à travers la lecture des oeuvres de ses grands-oncles, des rencontres et d’importantes recherches, elle tente de comprendre les liens qui unissent Jean et Alain Daniélou. « Le cardinal et l’hindouiste ou le mystère des frères Daniélou » est publié en 1999, un livre de référence. S’en suit une biographie de son grand-père, « Georges Izard, avocat de la liberté », et un récit très personnel sur sa mère : « Le secret de ma mère ». Après plusieurs essais dont « Le secret des couples qui durent », Emmanuelle de Boysson se consacre à l’écriture de romans où elle explore les méandres de la psychologie des femmes, leurs obsessions, leurs secrets, leur quête de liberté. Satire d’un milieu qu’elle connaît bien, « Les grandes bourgeoises » a été un succès en librairie.

La trilogie « Le temps des femmes » vous entraîne au XVIIe siècle au coeur des intrigues et des amours de trois générations d’artistes. Dans « Le Salon d’Émilie », une jeune Bretonne devient préceptrice chez la comtesse de La Tour qui l’introduit dans les salons littéraires parisiens. Malgré l’arrogance des nobles, Émilie écrit, s’impose. De ses amours clandestines avec un poète naîtra Blanche. « La Revanche de Blanche » est celle de la fille d’Émilie. Comédienne chez Molière, amie de la Montespan, Blanche sera mêlée à l’affaire des poisons. « Oublier Marquise » évoque le milieu de la peinture. Marquise rêve de devenir un peintre reconnu. Mariée à Armand de Belle-Isle, elle tombe amoureuse d’un jeune artiste surdoué, fragile et irrésistible, Antoine Watteau. Ils s’aimeront à la folie. Elle l’admirera et l’accompagnera jusqu’à sa mort prématurée. Marquise charmera le vieux Louis XIV : il la légitimera par testament. Le duc d’Orléans qui abusa d’elle, trahira les dernières volontés du monarque. Elle n’aura de cesse de se venger, ira jusqu’à conspirer avec une bande d’aventuriers. Complots, enlèvements, jeux de masques, elle ne reculera devant rien. Un roman illuminé par l’amour et le génie de Watteau (3 avril, éd. Flammarion).

Sa série historique, Le temps des femmes, vous entraîne, du XVIIe aux débuts de la Régence, au cœur des intrigues, des amours et des combats de trois artistes attachantes, trois générations de battantes.

Dans Le Salon d’Emilie (Flammarion, J’ai lu), une jeune Bretonne sans le sou devient préceptrice chez la comtesse Arsinoé de La Tour qui l’introduit dans les salons des Précieuses. Le portrait d’une femme tiraillée entre son ambition et ses amours avec un poète.

Dans le second tome, La Revanche de Blanche, la fille d’Emilie, Blanche, tente de réhabiliter l’honneur de sa mère. Deux mondes se côtoient en écho : celui des coulisses du théâtre et celui des maîtresses du roi. Comédienne et amie de la Montespan, Blanche sera mêlée à l’affaire des poisons.

Oublier Marquise sortira en avril 2013. Marquise, la fille de Blanche, peintre de 38 ans, mariée, tombe amoureuse de Watteau. Enlèvements et rebondissements alternent avec des scènes intimes illuminées par l’évocation du peintre des fêtes galantes. Le style résolument moderne et enlevé de cette saga captivante permet de s’identifier à ces femmes éprises de liberté, de beauté. De se plonger dans une époque fascinante.

Le bonheur en prime Mai 2014 :

Depuis trente ans, Gaspard est le majordome de Jules Berlingault, vieux monsieur loufoque et richissime qui décide, sur un coup de tête, de lui léguer sa fortune. Mais rien ne va plus dans son immeuble : querelles de palier, déprimes, couple en crise… Jules se prend d’affection pour ses voisins, Patrick, Rose, Antoine, Luna, et les invite à l’île de Ré pour les vacances de Pâques.

Après une arrivée explosive, il leur propose un incroyable marché : s’ils parviennent à prouver qu’ils sont heureux en restant unis, ils hériteront de tous ses biens.

Dès lors, Gaspard, le narrateur à cran, n’aura de cesse de faire capoter cette comédie du bonheur. Entre doutes, duplicité et jeux de rôle, ses nouveaux amis se plieront-ils aux lubies de ce cher Berlingault, à la fois Pygmalion et farceur ?

Duetto : Stendhal se démasque. 

Balzac amoureux, ed Rabelais ( juin 2016)

Privé de tendresse maternelle, Balzac a toujours rêvé d’une femme protectrice et confidente, grande dame fortunée, ange et démon, courtisane sensuelle, dominatrice et soumise. Sous le charme de l’écrivain, celles qui ont embelli son existence jouent un rôle essentiel dans ses romans dont beaucoup portent un nom féminin. Un tiers des histoires de la Comédie humaine leur est dédié. Laure de Berny, vingt-deux ans de plus que lui, son premier amour, lui inspire Le Lys dans la vallée, Laure d’Abrantès, la veuve Junot, l’intime de Napoléon, La Femme de trente ans et La duchesse de Langeais. Lui qui a tant rêvé de se marier, ne jouira de son bonheur avec Mme Hanska que quelques mois avant sa mort, nous laissant une fabuleuse correspondance. Balzac connaît les secrets des femmes, leurs souffrances, met en scène leurs amours coupables, les peint mal mariées, humiliées, adultères. Et s’il était leur plus grand défenseur ?

Présidente du prix de la Closerie des Lilas :

Présidente du prix de la Closerie des Lilas, elle est membre du comité de sélection du festival tv de Luchon, du jury du prix Geneviève Moll (2013), du jury du prix L’Ile aux Livres/ Le Petite Cour.

Le prix de la Closerie des Lilas. L’idée de créer un prix de femmes est née en 2005 d’une boutade entre Emmanuelle et son amie, Jessica Nelson. Avec Tatiana de Rosnay et Nathalie Rheims, elles proposent à Psychologie Magazine de les soutenir. Mais, très vite, elles reprennent leur indépendance, contactent d’autres romancières journalistes, se retrouvent au Canton, rue Gozlin. Leur petite bande s’appelle alors le Virginia’s club, en hommage au groupe de Bloomsbury. La rencontre avec Carole Chrétiennot, fondatrice du Prix de Flore, est un véritable coup de coeur. Le prix de La Closerie des Lilas est fondé et remis pour la première fois en 2007. Le jury ( formé d’invitées et d’un noyau permanent d’organisatrices) couronne un roman écrit par une femme, en langue française et publié à la rentrée de janvier. Il a pour vocation de promouvoir la littérature des femmes. Les anciens membres des jurys font partie de l’académie Lilas présidé par Marie-Christine Imbault qui remet le Lilas du Livre à une personnalité de l’année.

Les années solex, ( Ed Heloïse d’Ormesson) 2 février 2017. Une adolescence dans les années 70. Une cousine délurée, un premier amour, tour à tour hippie et gauchiste, Juliette saura-t-elle se libérer de l’emprise familiale?

Le prix de La Closerie des Lilas 2013 a été décerné à Alice Zeniter pour « Sombre dimanche », paru chez Albin Michel.

  • Romancière

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  • Journaliste à BSC news magazine

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  • Journaliste à Service littéraire

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